En mai 2013, Tours, Cité de la Soie (TCS) présentait les plus intéressantes pièces parmi les récentes acquisitions de l’association, lesquelles provenaient de dons et d’achats en vente publique (ventes Le Manach à Drouot). Grâce à l’aide logistique de la Ville de Tours et du musée du Compagnonnage, cette exposition s’est tenue dans un lieu central, accessible et monumental, la salle capitulaire de l’abbatiale Saint Julien. Mais, bien évidemment, la conception, l’organisation et, disons-le, le mérite de cette manifestation reviennent d’abord aux membres de l’association qui n’ont ménagé ni leur temps ni leur peine, ni, surtout, leur enthousiasme.

 

Le parcours choisi était chronologique, autant que l’espace d’exposition et la taille des œuvres le permettaient : grandes pièces sur les murs et petites en vitrine, robe de mariée centrée. Le regard était d’abord attiré par des pièces exceptionnelles : une paire de rideaux corail en velours de soie, tissés pour l’exposition universelle de Saint Louis (USA) en 1904, et les deux célèbres tentures (des lampas) tissées en 1903 par la Manufacture Le Manach sur les dessins de l’architecte Victor Laloux et destinées à orner la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville. Ces chefs-d’œuvre sont à la fois monumentaux (5 min 20 s x 1m90 et 4 min 20 s x 1m90) et impeccablement finis dans les détails. La grande tenture a été acquise grâce au mécénat de Hubert de Givenchy.

 

On citera une autre pièce majeure : la splendide robe de mariée de Madame M.Thérèse Bourdais, en soie ivoire et satin duchesse, prolongée par une traîne de trois mètres (1902). voir article ici

 

À côté de ces pièces originales et étonnantes, on pouvait également admirer des étoffes tissées aux XVIIe et XVIIIe siècles. Parmi elles, signalons un rare placard d’annonce d’une thèse en théologie à Tours en 1689, un délicat voile de calice et d’élégantes étoffes tissées à Londres par des descendants de huguenots tourangeaux chassés par la Révocation de l’Édit de Nantes (tissus Spitalfields). Enfin, les visiteurs pouvaient, grâce au riche fonds documentaire de la collection, connaître les sources d’inspiration des soieries et toucher des écheveaux, bobines, étoffes. Pour en savoir plus sur les œuvres exposées, on renverra au livret largement illustré accompagnant la visite.

L’exposition présentait aussi une dizaine de tissages fantaisie réalisés, sous la houlette de TCS, par les élèves de trois écoles de Tours.

 

La création avait aussi toute sa place avec les photographies de métiers de l’ancienne manufacture Le Manach, esthétiques et sensibles, œuvres de l’artiste Tony Bonfils.

 

Une autre artiste, Christilla Roze, a réalisé une sérigraphie joliment intitulée « les liens » représentant son ancêtre, Jehan Roze-Moussard (1638 – 1702), d’après son portrait peint par Largillière et exposé au musée des beaux-arts de Tours, premier du nom à être « maître fabricant d’étoffes d’or, d’argent et de soye ».

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