LES ÉLÉMENTS ESSENTIELS DE TOUT MÉTIER À TISSER :

  • Un rouleau à l’arrière appelé ensouple qui porte les fils de chaîne en une nappe. Chaque fil de chaîne à une place bien définie et est parallèle à son voisin. Pour les maintenir à cette place on les entrecroise par des baguettes d'envergure qui séparent fils pairs et fils impaires. (Indispensable pour un bon tissage et, par exemple, retrouver les fils cassés).

  • Les fils de chaîne passent au travers du système de levée ou baisse des fils que l’on va appeler « montage ». 

Le montage est ce qui va définir le tissu  qu’il est possible de fabriquer, du plus simple, tel une toile unie, au plus compliqué, tel un drap d’or ou une  étoffe au motif élaboré. 

  • Les fils de chaîne passent ensuite au travers du peigne qui permet de maintenir les fils équidistants les uns des autres, la largeur du tissu (laize) sera ainsi toujours régulière.

Le peigne est lui-même fixé au battant qui va tasser les fils de trame et former l’étoffe.

Les fils de trames sont passés transversalement aux fils de chaîne, entre le battant et la partie déjà tissée, à la main, par une navette, une lance ou autre système suivant le type de métier.

  • Un rouleau à l’avant du métier reçoit le tissu. 

Le métier doit alors disposer d’un système d’enroulement.

 

Question de vocabulaires :

Concernant les « cordelettes » utilisées dans des fonctions mécaniques des métiers à tisser, les termes sont nombreux, différents selon la fonction de la cordelette, le type de métier et la provenance géographique. Le mot cordelette n’est, par contre, jamais utilisé, d’où son sens générique utilisé intentionnellement ici. Vous aurez  « lisse » (au travers desquelles passent généralement les fils de chaîne – mais pas pour ce métier « haute lisse »), les «arcades » qui lèvent les « mailles », les mailles sont utilisées sur les métiers jacquard et correspondent aux lisses des métiers à lames ou cadres. Pour le métier de haute lisse, nous avons également  les « cordes » ou « cordes de rame », qui ont des fonctions intermédiaires  supplémentaires et correspondent aux lacs des métiers à la tire…
Bref ! ne pas s’inquiéter, les tisseurs se mettent d’accord entre eux quand ils veulent parler de la même chose !